Nos convictions

Le choix de l’Agriculture Biologique coeur noix

Notre passage en Agriculture Biologique a commencé en 2015, et a abouti à notre certification en mai 2018 après 3 ans de conversion. Cette démarche a été le résultat d’une longue réflexion et de convictions personnelles.

En effet, il nous a semblé important de redonner du sens à notre travail en choisissant de limiter au maximum notre impact sur l’environnement. Etre agriculteur et travailler la terre ne doit, à notre sens, pas être synonyme de l’exploiter au maximum jusqu’à épuisement de ses ressources.

Il s’agit plutôt de mettre en place des solutions durables pour bénéficier de ce que cette terre a à nous offrir, tout en faisant des efforts pour protéger la biodiversité et son équilibre,  afin qu’elle en ait toujours autant à offrir aux générations futures.

Ce choix, loin d’être une contrainte, nous apparait comme une évidence – et même un devoir.

 

Ce que ça a changé…
Logo Agriculture Biologique

    • Tout d’abord, nous n’utilisons plus aucun désherbant chimique. Cela fait plusieurs années que nous avons remplacé le glyphosate par l’action mécanique du broyage des rangs, à l’aide d’un broyeur mécanique.

 

    • Cette action mécanique de broyage a également entrainé la modification de notre système d’irrigation. En effet, le passage du broyeur n’est pas compatible avec les tuyaux d’arrosage au sol, qu’il sectionne. Nous les avons donc remplacé par des jets pendulaires, dont les tuyaux reposent sur les branches basses des arbres.

 

    • En plus d’être plus pratiques, ces jets pendulaires ont aussi l’avantage de nous faire réaliser des économies d’eau conséquentes : entre 20 et 25% d’eau utilisée en moins depuis leur installation !

 

    • Depuis notre conversion, nous avons également fait évoluer les apports d’engrais dans les noyers. En effet, nos fertilisants sont intégralement issus de matières naturelles conformément au cahier des charges de l’Agriculture Biologique.

La lutte contre les nuisibles

pose des ginko rings
Ludovic en train de poser des anneaux de confusion sexuelle
    • Le carpocapse est un papillon dont le ver attaque le cerneau. Pour lutter contre celui-ci, nous avons mis en place une méthode de confusion sexuelle. Des phéromones similaires à celles émises par les femelles sont diffusées de manière continue dans tout le champ grâce à des anneaux imprégnés. Elles empêchent ainsi les carpocapses mâles et femelles de s’accoupler et de pondre leurs oeufs sur les fruits. Cette méthode alternative aux pesticides ne présente aucun risque pour la faune auxiliaire.

 

    • Dans les parcelles sur lesquelles la confusion sexuelle ne peut pas être installée (notamment celles inférieures à 4 hectares), nous utilisons des traitements certifiés Agriculture Biologique (c’est-à-dire sans molécule de synthèse). C’est le cas notamment d’un virus qui ne s’attaque qu’au carpocapse et ne nuit donc pas aux autres insectes.

 

    • Enfin, nous suivons attentivement la présence de la mouche du brou grâce à des pièges disposés sur chacune de nos parcelles. Nous les relevons de manière hebdomadaire pendant toute la saison d’été. Lorsqu’un certain seuil de détection est atteint, nous traitons la parcelle avec des produits certifiés Agriculture Biologique. Ces traitements sont effectués uniquement la nuit pour ne pas nuire aux abeilles et autres insectes qui volent en journée.

 

    • A l’été 2019, nous avons commencé à tester sur certaines parcelles un traitement au kaolin. On projette cette argile blanche avec un pulvérisateur sur toute la hauteur des arbres. Cette solution, visuellement impressionnante, permet de lutter contre la mouche du brou en créant un écran minéral sur le fruit, sans pour autant nuire à la biodiversité. Il a également l’avantage de protéger le brou des noix des brûlures du soleil en période de fortes chaleurs. Actuellement en test sur quelques hectares, nous envisageons d’étendre cette pratique sur l’ensemble de notre exploitation.

Plus qu’un certificat, une démarche globale… 

Plus globalement, nous essayons au quotidien de limiter notre impact sur l’environnement par des actions simples :

  • En adhérant à une coopérative qui nous fournit en électricité verte et renouvelable : Enercoop ;
  • En réduisant notre consommation d’eau grâce aux jets pendulaires récemment installés dans les noyeraies ;
  • En réalisant depuis plusieurs années des essais de pratiques alternatives dans nos champs, en partenariat avec la SeNuRA : baisse des intrants, diminution de l’irrigation, etc…
  • En utilisant les copeaux de branches issues de la taille de fin d’hiver pour chauffer nos bâtiments (habitation, atelier de transformation, moulin…) et sécher les noix en période de récolte ;
  • En favorisant au maximum les partenaires locaux et de la matière première française : du bois de construction de nos bâtiments issu de la forêt des Chambarans, à la farine de nos biscuits provenant du Trièves…